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Les Fleurs du mal

Les Fleurs du mal

Les Fleurs du mal

by BAUDELAIRE Charles

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Paris: Poulet-Malassis & de Broise, 1857. Fine. Poulet-Malassis & de Broise, Paris 1857, 12,1x18,8cm, relié sous étui. - Édition originale, imprimée sur vélin d'Angoulême, avec les coquilles habituelles et comportant les six poèmes condamnés, un des quelques exemplaires remis à l'auteur et «?destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires?». Reliure en plein maroquin émeraude, dos janséniste à quatre nerfs, contreplats doublés de maroquin grenat encadrés d'un filet doré, gardes de soie dorée brochée à motifs de fleurs stylisées japonisantes, les suivantes en papier à la cuve, couvertures dite de troisième état (comportant deux restaurations marginales au second plat) et dos conservés, toutes tranches dorées sur témoins, étui bordé de maroquin. Reliure signée de Marius Michel. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur au crayon sur la page de faux-titre?: «?à M. Tenré fils, souvenir de bonne camaraderie, Ch. Baudelaire?» et de trois corrections autographes, au crayon pages 29 et 110 et à l'encre page 43. Exceptionnelle dédicace à un ami d'enfance, banquier et intellectuel, un des rares envois d'époque qui ne soient pas motivés par les nécessités judiciaires ou par les intérêts éditoriaux. En effet, même les quelques exemplaires sur hollande furent en grande partie consacrés à des offrandes stratégiques afin de contrer ou d'atténuer les foudres de la justice qui, en juin 1857, n'a pas encore rendu son jugement. Poulet-Malassis en gardera un souvenir amer?: «?Baudelaire a mis la main sur tous les exemplaires papier fort et les a adressés comme moyens de corruption à des personnages plus ou moins influents. Puisqu'ils ne l'ont pas tiré d'affaire, je crois qu'il ferait bien de les leur redemander.?» La correspondance de Baudelaire permet de cerner assez précisément les différents types de dédicaces que fit le poète à la parution de son recueil. Il adresse lui-même une liste à de Broise pour mentionner les dédicataires des envois de presse, principalement de possibles intercesseurs judiciaires et des critiques littéraires influents. Le poète requiert ensuite «?vingt-cinq [exemplaires] sur papier ordinaire, destinés à des amis qui ne rendent pas de services littéraires?». Une lettre à sa mère nous apprend qu'il n'en a obtenu que vingt. Quelques-uns furent adressés dès juin 1857 à ses amis, dont celui de Louis-Ludovic Tenré. D'autres furent conservés par le poète ou offerts tardivement comme ceux d'Achille Bourdilliat et Jules de Saint-Félix. Si Tenré, cet ami d'enfance que Baudelaire vient de retrouver en décembre 1856, est honoré, dès la publication des Fleurs du Mal, d'un des rares exemplaires personnels du poète, soigneusement corrigé des trois coquilles qu'il a immédiatement repérées, ce n'est pas en considération d'un service rendu ou en vue d'un bénéfice immédiat. Cependant, comme toujours chez Baudelaire, ce n'est pas non plus en simple «?souvenir de bonne camaraderie?» qu'il adresse son œuvre maîtresse à ce compagnon de pension du collège Louis-le-Grand. Dès 1848, Louis-Ludovic Tenré a pris la succession de son père, l'éditeur Louis Tenré qui, à l'instar de quelques autres grands éditeurs, s'est reconverti dans l'investissement, le prêt et l'escompte exclusivement adressé aux métiers du livre. Ces libraires banquiers ont joué un rôle essentiel dans la fragile économie de l'édition et ont contribué à l'extrême diversité de la production littéraire du XIXè siècle, soutenant l'activité de petits mais audacieux éditeurs et en liquidant d'autres à grand fracas judiciaires. En décembre 1856, Baudelaire annonce à Poulet-Malassis qu'il a déposé chez cet «?ancien camarade de collège?» un billet à ordre périmé que Tenré, par amitié, a bien voulu accepter. Il s'agit justement du premier acompte pour «?le tirage à mille exemplaires [d'un recueil] de vers intitulé Les Fleurs du Mal?». Avec cet exemplaire tout juste sorti des presses, Baudelaire offre ainsi à Tenré le précieux fruit du travail escompté par son nouveau banquier. C'est le début d'une longue relation financière. Parmi tous les créanciers de Baudelaire, Louis-Ludovic Tenré sera le plus favorable au poète et le seul auquel soit adressée une œuvre dédicacée. Dans son ouvrage Les Patrons du Second Empire, banquiers et financiers parisiens, Nicolas Stokopf consacre un chapitre à Louis-Ludovic Tenré et évoque la relation privilégiée entre le poète et ce financier atypique et érudit, consul du Paraguay et spécialiste de l'Amérique latine, également auteur d'un important ouvrage Les états américains publié à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1867 dont il était un des commissaires. Même les innombrables aléas financiers du poète ne terniront jamais durablement leur entente. La confiance que lui accorde ce fils d'éditeur n'est pas étrangère à son intérêt pour la littérature comme en témoigne l'excellent état de conservation de l'exemplaire que lui offre Baudelaire. Cité à de nombreuses reprises dans sa correspondance, et dans son «?carnet?» - sorte d'agenda poétique rédigé entre 1861 et 1863 - Louis-Ludovic Tenré devient rapidement le principal interlocuteur financier du poète dont la vie est pourtant marquée par la crainte de ses créanciers. «?Il y a une formidable incohérence entre l'intelligence éblouissante de Baudelaire et le chaos de sa vie matérielle. Il passe son temps dans sa correspondance à courir après l'argent, ses lettres ne parlent presque que de cela. Il est incapable de gérer un budget de 200 francs par mois et fait des dettes partout, alors qu'il n'en a pas le droit, puisqu'il est sous tutelle. Pire encore?: sa rente lui sert uniquement à payer les intérêts des emprunts qu'il contracte à des taux très élevés. C'est le cercle vicieux?: il creuse lui-même son propre gouffre financier.?» (Baudelaire, Marie-Christine Natta) Les exemplaires des Fleurs du Mal de 1857 dédicacés comptent parmi les plus prestigieuses pièces bibliophiliques et occupent depuis longtemps une place de choix dans les grandes collections privées (Marquis Du Bourg de Bozas, Jacques Doucet, Sacha Guitry, Pierre Berès, Colonel Sickles, Pierre Bergé, Bernard Loliée, Pierre Leroy, Jean Bonna...). L'importance capitale de cette œuvre dans l'histoire littéraire, bien au-delà de la francophonie, autant que l'histoire particulière de sa publication, ont contribué à l'intérêt porté très tôt à l'édition originale et plus encore aux rares exemplaires offerts par l'auteur. En 1860, lors de la vente à l'encan de tous les biens de Custine, mort en août 1857, il était encore fait peu de cas des poésies d'un poète graveleux dédicacées à un écrivain de mauvaises mœurs. Mais, en 1865, Baudelaire lui-même constate que «?depuis deux ans on demande partout [Les Fleurs du Mal], et dans les ventes, elles se vendent même assez cher?». Et déjà en 1873 et 1874, les ventes des bibliothèques de Gautier et de Daumier mentionnent leurs précieux exemplaires et «?l'ex-dono autographe?» dont ils sont ornés. Dès lors, les exemplaires dédicacés sont décrits et référencés, ce qui a permis aux bibliographes de dénombrer et d'attribuer 55 exemplaires de la première édition des Fleurs du Mal enrichis d'un envoi de Baudelaire. Parmi ceux-ci, certains ont été détruits (comme celui de Mérimée, lors de l'incendie de sa maison), d'autres ne sont attestés que par la correspondance du dédicataire, mais ne furent jamais connus (notamment les exemplaires de Flaubert, Deschamps, Custine et Molènes), plusieurs d'entre eux ne firent qu'une brève apparition au XIXè siècle avant de disparaitre (on compte parmi eux les exemplaires de Honoré Daumier, Louis Ulbach et Champfleury). Enfin, quelques grandes institutions internationales, bibliothèques et musées en acquirent très tôt pour leur collections (dont ceux de Saint-Victor, Le Maréchal, Nadar, Pincebourde...). Depuis la Seconde Guerre mondiale, seule une trentaine d'exemplaires des Fleurs du Mal comportant une dédicace de Baudelaire est apparue en bibliothèque, vente publique ou catalogue de libraire, faisant chaque fois l'objet d'une attention particulière de tous les professionnels, institutions internationales et bibliophiles avertis. Parfaitement établi, avec ses couvertures, dans une reliure janséniste par un des grands relieurs de la fin du XIXè siècle, le très bel exemplaire de Louis-Ludovic Tenré, un des vingt réservés à l'auteur, enrichi des précieuses corrections autographes et offert par Baudelaire dès la parution, apparaît comme un remarquable témoin des conditions particulières de la parution de cette œuvre mythique. [ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Les Fleurs du Mal [Flowers of Evil] Poulet-Malassis & De Broise | Paris 1857 | 12,1 x 18,8 cm | bound in morocco with custom slipcase First edition, printed on vélin d'Angoulême paper, with the usual misprints and including the six condemned poems, one of the few copies given to the author and ""intended for friends who do not deliver literary services"". Full emerald morocco binding, signed by Marius Michel, original wrappers preserved. Precious presentation copy inscribed and signed by the author in pencil on the half-title page: ""à M. Tenré fils, souvenir de bonne camaraderie, Ch. Baudelaire"" (""to M. Tenré Jnr, a reminder of good friendship, Ch. Baudelaire"") and three handwritten corrections, in pencil on pages 29 and 110 and in ink on page 43. Exceptional inscription to a childhood friend, banker and intellectual, one of the rare contemporary inscriptions that were not motivated by judicial necessity or editorial interests. Indeed, even the few examples on papier hollande were largely devoted to strategic gifts in order to counter or reduce the wrath of justice that, in June 1857, had not yet returned its decision. Poulet-Malassis will hold a bitter memory of it: ""Baudelaire got his hands on all thick paper copies and addressed them to more or less influential people as a means of corruption. Since they have not got him out of trouble, I believe he would do well to ask for them back."" Baudelaire's correspondence makes it possible to define quite precisely the different types of inscriptions the poet made on the publication of his collection. He himself sent a list to de Broise to mention those to whom the press deliveries were dedicated, mainly possible judicial intercessors and influential literary critics. The poet then requires ""twenty-five [copies] on ordinary paper, intended for friends who do not deliver literary services."" A letter to his mother tells us that he only got twenty. Some of them were sent in June 1857 to his friends, including one for Louis-Ludovic Tenré. Others were saved by the poet or offered late like the ones for Achille Bourdilliat and Jules de Saint-Félix. If Tenré, this childhood friend whom Baudelaire has just found again in December 1856, is honored with one of the poet's rare personal copies of the Fleurs du mal publication, the three misprints he immediately noticed having been carefully corrected by hand, it is not on account of a service delivered or in anticipation of an immediate benefit. However, as always with Baudelaire, neither did he send his masterpiece to his boarding companion from Louis-le-Grand school as a simple ""reminder of good friendship."" As early as 1848, Louis-Ludovic Tenré took over from his father, the publisher Louis Tenré, who, like other major publishers, moved into investment, providing loans and discounts exclusively for those in the book industry. These bookseller-bankers played a key role in the fragile publishing economy and contributed to the extreme diversity of literary production in the nineteenth century, supporting the activities of small but bold publishers and liquidating other major judicial clashes. In December 1856, Baudelaire tells Poulet-Malassis that he had deposited an expired banknote with this ""old school mate,"" which Tenré, out of friendship, agreed to accept. It was the initial advance for ""the printing of one thousand copies [of a collection] of verses entitled Les Fleurs du Mal."" With this copy hot off the presses, Baudelaire then offers Tenré the precious result of the work discounted by his new banker. It is the beginning of a long financial relationship. Amongst all of Baudelaire's discounters, Louis-Ludovic Tenré will be the poet's favorite and the only one to whom an autographed work will be sent. Nicolas Stokopf, in his work Les Patrons du Second Empire, banquiers et financiers parisiens, dedicates a chapter to Louis-Ludovic Tenré and evokes the privileged relationship between the poet and this unusual and scholarly financier, Paraguay consul and Latin America specialist, also the author of a significant work, Les états américains, published for the 1867 Exposition Universelle, of which he was a commissioner. Even the poet's countless financial hazards will never cause lasting damage to their agreement. The trust this publisher's son he puts in Baudelaire is down to Tenré's interest in literature, as is evidenced by this excellently preserved copy given to him by Baudelaire. Quoted many times in his correspondence, and in his ""carnet"" - a kind of poetic diary written between 1861 and 1863 - Louis-Ludovic Tenré quickly became the main financial interlocutor for the poet whose life is, nevertheless, affected by the fear of his creditors. ""There is an astounding incoherence between Baudelaire's blinding intelligence and the chaos of his material life. He spends his time in his correspondence chasing money, his letters are almost exclusively about that. He is incapable of managing a budget of 200 francs per month and is in debt everywhere, even though he is not entitled to it, since he is under guardianship. Worse still: his annuity serves him only to pay the interest on the loans he takes out at very high rates. It is a vicious circle: he himself digs his own financial black hole."" (Baudelaire, Marie-Christine Natta). The 1857 signed copies of Fleurs du Mal are amongst the most prestigious works and have for a long time had a prominent place in major private collections (Marquis du Bourg de Bozas, Jacques Doucet, Sacha Guitry, Pierre Berès, Colonel Sickles, Pierre Bergé, Bernard Loliée, Pierre Leroy, Jean Bonna, etc.). This work's utmost importance in the history of literature, well beyond French literature, as well as the particular history of its publication, have contributed to the early interest in the first edition and even more so for the rare copies given out by the author. In 1860, during the auction of all of Custine's property, who died in August 1857, the poems of a salacious poet dedicated to a writer of poor moral standards were little appreciated. However, by 1865, Baudelaire himself states that ""for two years we have been asking everywhere [Les Fleurs du Mal], and in sales, they make quite a lot"". And by 1873 and 1874, the Gautier and Daumier library sales mention their precious copies and ""the handwritten ex-dono"" with which they are adorned. Since then, the inscribed copies have been described and referenced, which has enabled bibliographers to count and allocate 55 copies of the first edition of Fleurs du Mal that were handed out by Baudelaire. Amongst them, some have been destroyed (like Mérimée's copy, during a fire at his home), others are only mentioned in the correspondence of the person to whom they are dedicated, but were never known (particularly the copies given to Flaubert, Deschamps, Custine and Molènes), several of them only made a brief appearance in the nineteenth century before disappearing (amongst which we include the copies of Honoré Daumier, Louis Ulbach and Champfleury). Finally, some major international institutions, libraries and museums acquired them very early on for their collections (including those of Saint-Victor, Le Maréchal, Nadar, Pincebourde, etc.). Since the Second World War, only thirty or so copies of Fleurs du Mal featuring an inscription by Baudelaire have appeared in libraries, on public sale or in bookshop catalogs, each time being subject to specific attention from all of the professionals, international institutions and bibliophiles that have been informed. Perfectly set, with its wrappers, in a Jansenist binding by one of the major bookbinders of the end of the 19th century, Louis-Ludovic Tenré's very beautiful copy, one of twenty reserved for the author, enriched with precious handwritten corrections and given by Baudelaire on publication, appears as a remarkable witness to the specific conditions under which this legendary work was published.

Reviews

On Oct 13 2010, ElectricEel said:
So much has been written about these poems - and about this book as a cycle - that the only further help on the subject which I can offer to my fellow readers is a quotation from one of my teachers: "The Twentieth Century began in 1857." He didn't explain, and he didn't have to.

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Details

Bookseller
Rare Books Le Feu Follet - Edition-Originale.com FR (FR)
Bookseller's Inventory #
65388
Title
Les Fleurs du mal
Author
BAUDELAIRE Charles
Book Condition
Used - Fine
Publisher
Poulet-Malassis & de Broise
Place of Publication
Paris
Date Published
1857
Bookseller catalogs
Literature;

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